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Encyclopédie Médicale > Température du corps
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| En aucun cas les informations et conseils donnés, ne peuvent se substituer à une consultation auprès d'un médecin. Ils ne peuvent non plus constituer un diagnostic, lequel nécessite obligatoirement un examen du patient auprès de son médecin traitant. |
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La température anormale
L’hyperthermie
- Elle peut être déréglée à cause d’un problème intérieur. Par exemple, un dérèglement du centre de régulation de l’hypothalamus (par une tumeur ou un traumatisme par exemple) peut élever la température normale du corps.
- Il en est de même en cas d’hyperthyroïdie où les hormones thyroïdiennes font carburer l’organisme de façon excessive en lui faisant brûler toutes ses graisses et toutes ses calories.
- Une température extérieure excessive peut provoquer un dérèglement de l’hypothalamus : c’est le coup de chaleur .
- Et puis la cause principale de la fièvre, ce sont les inflammations et les infections. Et dans ce cas, la fièvre joue un rôle précis qui est celui de lutter contre les microbes, car ceux-ci sont sensibles à la température. Dans ce cas, la fièvre est une réaction de défense absolument normale et il faut dans la mesure du possible la respecter.
- Le problème, c’est qu’elle présente des effets pervers : la transpiration et l'accélération de la respiration font perdre beaucoup d'eau, d'où risque de déshydratation , en particulier chez l'enfant et la personne âgée. Le délire ou les hallucinations si la fièvre monte vite à 40 sont la conséquence d’un mauvais fonctionnement du cerveau dont les cellules disjonctent un peu à partir d’une certaine température. La fièvre enfin peut décompenser, c’est à dire faire basculer une maladie à peu près bien équilibrée. C’est le cas des arythmies complètes , ou des insuffisances cardiaques ,ou encore du diabète .
- Les conséquences pratiques : boire abondamment pour compenser les pertes. Plutôt de l'eau tiède car elle est assimilée plus vite par l'organisme que l'eau froide. Se découvrir si on ne frissonne pas, de façon à éliminer la chaleur si celle-ci est insupportable. Éviter les frissons, car ceux-ci sont dus à des contractions musculaires très rapides qui provoquent une chaleur supplémentaire, donc une élévation de la fièvre, ce qui va à l’inverse du but recherché.
- Les causes d’hyperthermie sont celles de la fièvre. A signaler toutefois quelques fièvres un peu particulières . La fièvre des antibiotiques, est une poussée de fièvre qui survient en réaction à certains antibiotiques selon une susceptibilité personnelle, et alors qu’il n’y a aucune infection, ni aucune inflammation. Autre cause étrange, l’anesthésie générale qui chez certaines personnes prédisposées donne une élévation de la température importante avec une rigidité des muscles. C’est une complication grave, mais réversible de l’anesthésie. Le coup de chaleur au cours duquel notre système de régulation prend la température extérieure élevée comme référence et s’y adapte en élevant la température interne. L’effort musculaire intense peut dans le même genre, provoquer une élévation anormale et transitoire de la température.
L’hypothermie
- C’est une température en dessous de 35°. Les hypothermies modérées sont comprises entre 32° et 35° ; les graves entre 26 et 32°. Quant aux majeures, généralement mortelles, elles sont inférieures à 26°.
- La cause est généralement lorsque l’organisme est soumis à une température extérieure très basse ou à un froid prolongé (nage longue en eau froide).
- Une cause particulière existe, le cas de certaines septicémies où l’infection est si grave que l’organisme, dépassé ne fonctionne plus normalement. C’est un signe de gravité.
- Au début, l’hypothermie se manifeste par des frissons pour produire de l’énergie et réchauffer l’organisme. Puis lorsque les frissons ne sont plus suffisants ou que l’organisme est épuisé, la température baisse. S’installent alors une somnolence et des troubles de la conscience. La respiration se ralentit, le coeur aussi et tout finit par s’arrêter.
Comment prendre la température
- La plus fiable : dans le rectum (bien que ça fasse rire les anglo-saxons). Elle doit être prise à distance d’un bain chaud et de préférence à distance d’un effort physique, surtout si celui-ci s’est déroulé sous le soleil.
- Le plus simple : sous le bras ou sous la langue, mais il faut rajouter un demi-degré pour avoir la température exacte. De plus, c’est moins fiable.
- Le thermomètre frontal ne donne qu'une valeur indicative et on ne peut pas trop s’y fier.
- Le thermomètre tympanique, c’est dire pris dans l’oreille a une valeur fiable si elle est prise plusieurs fois de suite.
- Si le thermomètre descend en dessous de 36, on ne peut affirmer qu’il s’agit d’une hypothermie , car il faut pour cela un thermomètre spécial qui n’est pas vendu dans le commerce.
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L'information ci-dessus vous est fournie afin de vous apporter les éléments les plus utiles concernant ce sujet. Elle n'a pas vocation à être exhaustive
| Crée par Dr Loïc Étienne |
| Modifié par Dr Loïc Étienne |
| Validé par Dr Alain Potier |
| Dernière mise à jour, le 04/06/2010 |
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Nos sujets sont vérifiés et validés par le comité de relecture docteurclic.com |
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